Quantcast

LEAD 7-Deux pétroliers ciblés dans le golfe d'Oman, l'or noir en hausse


Shutterstock photo


(Actualisé tout du long)

par Lisa Barrington et Phil Stewart

DUBAI, 13 juin (Reuters) - Deux pétroliers ont été jeudi lacible d'attaques dans le golfe d'Oman, près du détroit d'Ormuz,laissant craindre une nouvelle confrontation entre l'Iran et lesEtats-Unis, qui ont imputé ces actes à Téhéran.

"Les Etats-Unis considèrent que la République islamiqued'Iran est responsable des attaques survenues aujourd'hui dansle golfe d'Oman", a dit le chef du département d'Etat américain,Mike Pompeo, à la presse.

"Cette conclusion s'appuie sur des renseignements, sur lesarmes utilisées, sur le niveau de savoir-faire nécessaire pourmener à bien l'opération, sur les attaques iraniennes analogueset récentes contre la marine marchande, et sur le fait qu'aucuneorganisation à la solde d'une puissance, dans la région, nedispose des ressources et de l'efficacité requises pour passer àl'acte avec un tel degré de complexité", a continué Pompeo.

Washington avait déjà accusé Téhéran d'être responsabled'une attaque analogue, le 12 mai, qui avait visé quatrepétroliers dans le même secteur, par où transite une partieconséquente des exportations pétrolières mondiales.

L'Iran, qui a démenti catégoriquement en être responsables,a averti ces derniers mois qu'il pourrait bloquer le détroitd'Ormuz s'il ne pouvait commercialiser son pétrole du fait dessanctions américaines.

Les deux pétroliers visés jeudi, le Front Altair et leKokuka Courageous, qui battent respectivement pavillon des îlesMarshall et du Panama, ont été évacués et leurs équipages placésen sécurité.

Une personne au fait du dossier a assuré jeudi à Reutersqu'aucune torpille n'avait été utilisée contre les deuxpétroliers en question.

L'équipage de l'un des pétroliers visés jeudi a abandonné lenavire après avoir repéré ce qui semblait être une mine-ventousefixée au bâtiment, a dit d'autre part un responsable américain àReuters, sous le couvert de l'anonymat.

Le propriétaire du Kokuka Courageous a indiqué que le navireavait été attaqué à deux reprises en l'espace de trois heures etqu'un incendie s'était déclaré dans la salle des machines.

Son armateur, Bernhard Schulte Shipmanagement, a publié uncommuniqué indiquant que les 21 membres d'équipage avaientquitté le bâtiment à bord d'un canot de sauvetage avant d'êtrerepêchés par le Costal Ace, un navire néerlandais, qui les aremis à la marine américaine.

LE PÉTROLE EN NETTE HAUSSE À NEW YORK

L'équipage du Front Altair était constitué de onze Russes,onze Philippins et un Géorgien. Ils ont été récupérés par uncargo, le Hyundai Dubai, avant d'être transbordés sur un navireiranien qui les a débarqués au port de Bandar Abbas.

CPC, son armateur taiwanais, dit penser que le pétrolier,qui transportait 75.000 tonnes de naphte, a été touché par unetorpille vers 04h00 GMT.

Basée à Bahreïn, la Ve Flotte américaine a annoncé de soncôté avoir reçu deux appels de détresse. "Nous sommes au courantde l'attaque de pétroliers en mer d'Oman. Les forces navalesaméricaines de la région ont reçu deux appels de détressedistincts, l'un à 06h12 heure locale et l'autre à 07h00", adéclaré son porte-parole Joshua Frey.

Un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite parle détroit d'Ormuz, où quatre navires de commerce ont déjà étéles cibles d'"actes de sabotage" à la mi-mai.

Les incidents de jeudi ont provoqué une forte hausse descours du brut, qui ont terminé en nette hausse sur le marchénew-yorkais Nymex. urn:newsml:reuters.com:*:nL8N23K66U

Le contrat juin sur le brut léger américain (West TexasIntermediate, WTI) CLc1 a gagné 1,14 dollar, soit 2,23%, à 52,28dollars le baril. Il a pris en séance jusqu'à 4,5% pour monter à53,45 dollars. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent LCOc1prenait 1,37 dollar (+2,28%) à 61,34 dollars, après un pic à62,64 dollars en séance.

"Je suis extrêmement préoccupé par la sécurité de noséquipages qui franchissent le détroit d'Ormuz", a commenté Paolod'Amico, président d'Intertanko, une fédération de transporteurspétroliers.

"Il faut se rappeler que 30% de la flotte pétrolièremondiale passe par le détroit (d'Ormuz). Si les eaux cessentd'être sûres, c'est l'approvisionnement de tout le mondeoccidental qui est en péril", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont informé les membres du Conseil desécurité que la question de la sécurité maritime dans la régionserait abordée jeudi lors d'une réunion à huis clos.

"Il est inacceptable que quiconque attaque des naviresmarchands et l'attaque d'aujourd'hui sur les bateau dans legolfe d'Oman soulève de nombreuses préoccupations", a déclaréJonathan Cohen, ambassadeur américain aux Nations unies.

De son côté, le secrétaire général de l'Onu, AntonioGuterres, a déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécuritéconsacrée à la coopération entre l'Onu et la Ligue arabe qu'"Ilimporte d'établir les faits et de déterminer lesresponsabilités".

Le monde, a-t-il averti, ne peut se permettre "uneconfrontation majeure dans la région du Golfe".

<^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
GRAPHIQUE (en anglais) localisant les deux pétroliers touchés
https://tmsnrt.rs/2X6nIQF
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
(Lisa Barrington, Rania El Gamal et Shadia Nasralla, avecKoustav Samanta et Jessica Jaganathan à Singapour, Liang-Sa Lohet Yimou Lee à Taïpei, Terje Solsvik à Oslo, Ghaida Ghantous àDubaï;Jean-Philippe Lefief, Nicolas Delame et Eric Faye pour leservice français) ((paris.newsroom@reuters.comService informations générales 01 49 49 53 34))






This article appears in: Stocks , Politics
Referenced Symbols: FRO



More from Reuters

Subscribe







See Reuters News













Research Brokers before you trade

Want to trade FX?