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LEAD 6-Deux pétroliers victimes d'avaries suspectes dans le golfe d'Oman


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(Actualisé avec Guterres, deux derniers paragraphes, ettorpilles, 3e paragraphe.)

DUBAI, 13 juin (Reuters) - Deux pétroliers ont subi jeudides avaries suspectes dans le golfe d'Oman, près du détroitd'Ormuz, ont fait savoir leurs propriétaires, un mois après unincident similaire dans la même zone, ravivant les inquiétudesdu secteur pétrolier.

Le Front Altair et le Kokuka Courageous, qui battentrespectivement pavillon des îles Marshall et du Panama, ont étéévacués et leurs équipages placés en sécurité.

Une personne au fait du dossier a assuré jeudi à Reutersqu'aucune torpille n'avait été utilisée contre les deuxpétroliers en question.

Selon le président de Kokuka Sangyo, propriétaire du KokukaCourageous, le navire a été attaqué à deux reprises en l'espacede trois heures et un incendie s'est déclaré dans la salle desmoteurs.

Son armateur, Bernhard Schulte Shipmanagement, a publié uncommuniqué indiquant que les 21 membres d'équipage avaientquitté le bâtiment à bord d'un canot de sauvetage avant d'êtrerepêchés par le Costal Ace, un navire néerlandais, qui les aremis à la marine américaine.

"Le Kokuka Courageous reste dans la zone et ne risque pas desombrer. La cargaison de méthane est intact", dit BernhardSchulte Shipmanagement.

L'équipage du Front Altair était constitué de onze Russes,onze Philippins et un Géorgien. Ils ont été récupérés par uncargo, le Hyundai Dubai, avant d'être transbordés sur un navireiranien qui les a débarqués au port de Bandar Abbas.

CPC, son armateur taiwanais, dit penser que le pétrolier,qui transportait 75.000 tonnes de naphte, a été touché par unetorpille vers 04h00 GMT.

Basée à Bahreïn, la Ve Flotte américaine a annoncé de soncôté avoir reçu deux appels de détresse. "Nous sommes au courantde l'attaque de pétroliers en mer d'Oman. Les forces navalesaméricaines de la région ont reçu deux appels de détressedistincts, l'un à 06h12 heure locale et l'autre à 07h00", adéclaré son porte-parole Joshua Frey.

Un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite parle détroit d'Ormuz, où quatre navires de commerce ont déjà étéles cibles d'"actes de sabotage", le 13 mai. Selon Ryad etWashington, ces incidents sont dus à des mines iraniennes, ceque Téhéran dément. urn:newsml:reuters.com:*:nL5N22P6EI

Les incidents de jeudi ont provoqué une forte hausse descours du baril de Brent LCOc1 qui progressait de 2,87% à 61,69dollars, et de ceux du brut léger américain CLc1 qui gagnait2,85% à 52,60 dollars vers 14h00 GMT.

"Je suis extrêmement préoccupé par la sécurité de noséquipages qui franchissent le détroit d'Ormuz", a commenté Paolod'Amico, président d'Intertanko, une fédération de transporteurspétroliers.

"Il faut se rappeler que 30% de la flotte pétrolièremondiale passe par le détroit (d'Ormuz). Si les eaux cessentd'être sûres, c'est l'approvisionnement de tout le mondeoccidental qui est en péril", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont informé les membres du Conseil desécurité que la question de la sécurité maritime dans la régionserait abordée jeudi lors d'une réunion à huis clos.

"Il est inacceptable que quiconque attaque des naviresmarchands et l'attaque d'aujourd'hui sur les bateau dans legolfe d'Oman soulève de nombreuses préoccupations", a déclaréJonathan Cohen, ambassadeur américain aux Nations unies.

De son côté, le secrétaire général de l'Onu, AntonioGuterres, a déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécuritéconsacrée à la coopération entre l'Onu et la Ligue arabe qu'"Ilimporte d'établir les faits et de déterminer lesresponsabilités".

Le monde, a-t-il averti, ne peut se permettre "uneconfrontation majeure dans la région du Golfe".

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GRAPHIQUE (en anglais) localisant les deux pétroliers touchés
https://tmsnrt.rs/2X6nIQF
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(Lisa Barrington, Rania El Gamal et Shadia Nasralla, avecKoustav Samanta et Jessica Jaganathan à Singapour, Liang-Sa Lohet Yimou Lee à Taïpei, Terje Solsvik à Oslo, Ghaida Ghantous àDubaï;Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français) ((paris.newsroom@reuters.comService informations générales 01 49 49 53 34))






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